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mercredi 29 mars 2017

Allumer le feu simplement du premier coup

Comment préparer le feu dans mon poêle/cheminée pour qu'il démarre du premier coup ?

C'est une question qu'on me pose régulièrement.
"Ah bin toi tu dois savoir comment démarrer le feu du premier coup ? moi, 1 fois sur 3, quand l'allume feu s'éteint, bin mon feu aussi".

J'ai même vu récemment, la compagne d'un pote, écologiste "militante", allumer la cheminée avec un lampe à souder (un chalumeau de  plombier): je suis pas sûr que ce soit plus écolo qu'une allumette ?? ( - :
(Spécial dédicace pour ma copine Anne qui apparemment fait pareil: Lol)

Pour commencer, il faut savoir que chez nous, c'est ma compagne qui allume le poêle en rentrant à la maison. Et qu'allumer un feu de bois .... et bien disons que ce n'est pas ce qu'elle fait de mieux.

Par contre, c'est moi qui prépare le bois dans le poêle pour le feu du soir.
Le soir, elle a juste à gratter une allumette (en fait c'est un briquet à gaz : - ) et enflammer l'allume-feu.
Ensuite le feu part effectivement tout seul du premier coup et pour un bon moment (je rentre une paire d'heure après elle), sans qu'elle ait besoin de s'en occuper.

Alors, je ne sais pas si ma façon de faire est la meilleure, mais je suis sûr qu'elle fonctionne parfaitement chez nous depuis plusieurs années.

Déjà, quand je prépare mon feu, depuis longtemps, j'utilise la méthode "top-down", donc, "à l'envers".

Le gros bois en premier, puis dessus, des bûches plus petites, etc..
Et la partie allumage se trouve donc en haut de mon tas de bois.
Vous trouverez moultes vidéos et articles sur le sujet en cherchant sur le web, c'est pour cela que je ne vais pas m'étaler plus que ça sur ce sujet.

Donc je mets une première couche de bûche, puis dessus des branches un peu costaudes.


La partie allumage est constituée ainsi: une planchette ou un bout de bois plat (pour éviter que l'allume-feu ne coule en chauffant), 2 supports de chaque coté, un allume-feu (du commerce, les moins chers et les plus pratique selon moi, sont ceux, de base, de chez Leader Price),  et par dessus, le petit bois d'allumage.

Là, il est important d'avoir 2 ou 3 morceaux (pas plus) de petit bois bien sec. L'idéal étant des baguettes de pin taillées dans une planche de palette, ou des petites branches bien sèches, ou encore des planches de cagettes. Pas la peine d'en mettre des tonnes comme j'ai déjà vu faire, 2 ou 3 suffisent.
une variante


Par dessus, je rajoute 2 ou 3 branches légèrement plus grosse et c'est tout.




Les supports sont suffisamment éloignés, ainsi sous l'effet de la combustion, le bois d'allumage va se couper en 2 et les morceaux vont tomber au centre (sinon, ils basculent sur les cotés du tas, ce qui ne va pas dans le sens d'une bonne efficacité).

Pourquoi ce système de support pour élever le bois d'allumage bien au dessus de l'allume feu ?
Simplement parce que je me suis rendu compte que c'était bien plus efficace que d'empiler directement le petit bois sur l'allume-feu. C'est vrai que ça ressemble à un petit bûcher: y a pas de hasard ? ( -:

Y a t-il une explication scientifique ? est-ce que l'espace entre l'allume-feu et le combustible améliorer l'alimentation en air et optimise la combustion ? Je ne suis pas assez compétent dans ce domaine pour le dire.
Par contre, que ça fonctionne mieux, ça j'en suis sûr.

Un autre point intéressant de cette configuration, c'est qu'en cas d'échec de l'allumage (très anecdotique*), il est très facile de glisser un autre allume feu pour refaire une tentative.
Avec la méthode "ancestrale", (l'allume feu en premier, puis le bois d'allumage puis le gros bois par dessus), la galère pour aller remettre un allume-feu dessous, alors que des braises ont commencé à prendre, sont rouges et brulantes, etc...


* grosse conjonction fortuite entre les éléments météo et atmosphérique, limitant le tirage et le taux d'humidité trop élevé du bois. ça à dû se produire 4 ou 5 fois en 8 ans de chauffage au bois (on chauffe 6 mois par an)






lundi 28 novembre 2016

Toilettes sèches de dépannage


Alors, non, nous n'avons pas décidés de nous convertir aux "toilettes sèches" à la maison.
C'est plutôt que parfois nos WC, ou plus exactement l'évacuation de nos eaux usées est indisponible pendant quelques heures.

Il se trouve que nous habitons, à la fois, au bord d'une zone inondable (plus exactement, la zone d'expansion d'une rivière) mais aussi dans une région furieusement sujette aux fameux épisodes cévenoles.

Et (évidemment) le collecteur d'égout qui nous dessert passe sous la fameuse zone inondable pour rejoindre la station d'épuration (en même temps c'est logique qu'il passe par les point les plus bas).
Du coup, en cas de remplissage complet de la zone d'expansion, le collecteur d'égout est submergé par plus de 2 mètres d'eau et donc les égouts ne s'écoulent plus correctement.

Et c'est évidemment toujours à ce moment là, lorsqu'on voit l'eau monter inexorablement autour de sa maison, qu'on a la "plomberie interne" qui fait la java et qu'on a besoin d'aller souvent aux toilettes (surtout avec 2 filles à la maison : -). Pas de bol!
Cela ne se produit que quelques jours par an et que pendant quelques heures, mais n'empêche que ça m'a motivé pour trouver une solution.

J'avais d'abord pensé à des WC chimique du type que l'on trouve dans les camping-car, mais le coté "ponctuel" de la chose ne me semblait pas vraiment correspondre à la logistique de ce type de matériel.


J'ai donc décidé de fabriquer des WC à base sciure que je puisse mettre en place rapidement et simplement (au fond du garage, prés de la porte arrière, pour résoudre simplement le problème de ventilation), mais aussi que je puisse ranger simplement le reste de l'année.

J'ai utilisé une poubelle costaud en caoutchouc épais (Je pèse dans les 90Kg, je n'avais pas envie de risquer qu'une poubelle de base plie sous mon poids), un morceau de plan de travail (de récup) et un siège de toilette.

J'ai commencé par mesurer le diamètre extérieur et intérieur de ma poubelle: 53,5cm et 52cm.
Sur l'envers de mon plan de travail (généralement plus facile pour tracer au crayon), j'ai tracé un carré de 55cm de coté (pour garder un peu de marge), repéré le centre du carré, planté un clou en son centre.
Avec une ficelle et un crayon, j'ai tracé un rond de 55cm de diamètre et une autre de 52 de diamètre.


Le cercle de 55cm de diamètre est découpé à la scie sauteuse (toujours sur l'envers, ça limite les éclats de découpe).

J'ai positionné ensuite, le plus centré possible, le siège de toilette et j'ai repéré, toujours au crayon, les emplacements des 2 pattes de fixation, ainsi que l'ouverture du siège.
J'ai agrandi le tracé de l'ouverture du siège de 2cm sur tout le tour puis je l'ai découpé à la scie sauteuse.
J'ai repéré, puis percé, les emplacements des vis de fixation des pattes.


Avec 4 petites chutes de bois, j'ai réalisé sommairement des cales "intérieures" afin de le plan de travail ne puisse pas glisser sur son support.

Pour finir, j'ai arrondi tous les bords de découpe, intérieur et extérieur, dessus et dessous avec la défonceuse et une fraise à arrondir.


Pour mettre en fonction ces toilettes, il suffit de placer un sac poubelle (suffisamment grand pour toucher au fond) dont les bords seront glissés sous le siège (ouais, là on va éviter de pisser comme un cowboy et on pose son cul comme tous le monde! : - ) qui tiendra donc le sac ainsi.

Au fond du sac, 2 vieux journaux à moitié déplié: à la fois pour tendre les parois du sac, mais aussi comme "pré-absorbeur", et 2 bonnes poignées de sciure/copeaux.

C'est prêt y a plus qu'à: Après chaque commission, au lieu de tirer la chasse (ouais, ça "manque" : - ) on jette quelques poignées de sciure/copeaux.

Une fois qu'on en a plus besoin, je soulève le siège, je ferme rapidement le sac poubelle en apnée et je m'en débarrasse.





mardi 15 novembre 2016

Fabriquer du BioChar avec ses déchets verts dans son poêle


ou aussi: "Une autre façon de valoriser ses déchets verts"

Comme il n'y a pas que le compost et le paillage dans la vie, ça fait un bon moment que je cherchais un moyen d'utiliser nos déchets verts comme combustible.
Mais, évidemment, une méthode pratique qui n'apporte pas plus de contrainte que le compostage, le paillage, ou même le "jetage" à la déchetterie.

A ce jour, je n'ai pas (encore) trouvé un moyen simple ,facile et efficace de faire sécher toutes cette matière première.
Même bien exposé plein sud (dans le sud de la France) avec un système de serre, des clayettes, avec circulation d'air, etc ...une bonne partie reste humide et composte tout de même toute seule. Je dois bien avouer que j'ai un peu laissé tomber cette question.

Par contre, après avoir joué à faire des fusains et du charbon de canisse dans mon poêle, l'idée m'est venue, naturellement, de tester cette méthode sur mes déchets verts.

Pour mes essais, j'ai utilisé mes boites de conserves "spécial pyrolyse".
Pour rappel, ce sont de simple boites de conserves munies d'un couvercle avec des trous (le couvercle, pas les boites).
Le couvercle est fait à l'aide d'une dessertisseuse de boite de conserve: je supprime le reste de sertissage d'une boite et en dessertissant le cul d'une autre, j'obtiens le couvercle de la première (le "cul" dessertie s’emboîte sur une boite dessertie).
Il ne reste plus qu'à faire un (ou des) trou(s) dans le couvercle, pour l'évacuation du gaz.
Ensuite, je rempli la boite avec de la matière première et je la pose au fond de mon poêle (allumé évidemment) pour la soirée
Le lendemain matin, à froid, je récolte.

J'ai d'abord fait des tests avec des iris frais (les fleurs, les tiges, les feuilles bien vertes, les rhizomes, tout).
Le résultat (le "charbon d'iris" ?) est un peu surprenant: on retrouve bien la forme des fleurs, des feuilles, etc... mais tout noir, bien cassant et avec le petit bruit métallique caractéristique quand on tapote du charbon de bois.

Ensuite, j'ai essayé avec du broyat de branches et de feuilles tout frais (ma femme avait fait de la taille).


J'ai même testé avec du trognon de pommes, de la peau de kiwi et de la peau de banane fraîchement mangées (ma fille voulait savoir si ça marchait aussi).

A chaque fois, la magie de la pyrolyse s'opère parfaitement.
Pendant la pyrolyse, je vois toujours ces superbes flammes de gaz qui sortent des boites.
Et c'est toujours la petite boite avec son seul trou qui fait la plus belle flamme ( - :

Dans la méthode "normale" de fabrication de Bio-char (beaucoup d'article et de vidéo sur le web), il y a toujours une étape obligatoire de séchage complet de la matière première.
Étant donné qu'elle fait aussi office de combustible, si elle n'est pas sèche, impossible de l'allumer.

De la façon dont je m'y prend, le séchage est superflu: le combustible est ailleurs ( - :
Même si le broyat de branche a commencé à composter dans son bac, ou même s'il a été détrempé par une pluie diluvienne; après un passage dans une boite à pyrolyse dans mon poêle, j'obtiens toujours du charbon le lendemain.

J'ai essayé en pressant (à la main), ou non, le broyat dans la boite de conserve, le résultat est le même.
Donc, autant presser un peu, on en rentre plus.

Alors, évidemment, je n'ai pas l'intention de faire une production industrielle de bio-char de cette façon là, dans mon poêle avec mes déchets verts.
Mais au moins, je transforme, à mon échelle et à mon rythme, mes déchets verts en combustible.

En plus, je me demande si la combustion du gaz de pyrolyse n'améliorerait pas le rendement de mon poêle; encore faudrait-il mesurer l'énergie consommée par la pyrolyse, par rapport à celle apportée par la combustion des gaz ?
En tout cas, je n'ai pas remarqué que mon poêle chauffe moins fort.








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mercredi 28 septembre 2016

Changer le tuyau, ou le flexible, d'un jet dentaire.

Cassé le flexible ) - :
Le talon d’Achille du jet Dentaire (à part la pompe, si on la fait trop tourner "à sec" évidemment : - ) c'est le flexible.
Vous savez: le petit tuyau blanc qui relie la pompe à l'embout (apparemment on dit aussi une "lance").

Ce petit tuyau, en tire-bouchon, finit par devenir cassant... et casser.

J'avais déjà effectué, sur un ancien jet dentaire, l'échange standard, un peu coûteux (sur ce modèle, le tuyau tout seul n'était pas vendu, il fallait acheter flexible + Embout).
Mais ce nouveau flexible était aussi devenu cassant lui aussi, et, je l'avoue, que ça m'avait soûler alors je l'avais remisé.

Entre-temps, ma femme a acheté un nouveau jet dentaire, qui, lui aussi, a finit par "casser du flexible".
Comme ça m'avait déjà bien travaillé pour le premier, là j'ai cherché une solution alternative
("alternative" à "faire marcher le commerce en se soumettant à l'obsolescence programmé" s'entend!)

J'ai eu l'idée de tester le remplacement du flexible "d'origine" par de la tubulure de perfusion.
Philips démonté

Braun démonté
Déjà parce que j'en avais sous la main (merci Sophie!) et aussi pour la différence de prix (on trouve ce genre de tube, pas cher, non seulement dans les magasins d'équipement médicaux, mais aussi et surtout, dans les magasins d'aquariophilie).

Je craignais que la souplesse du tube soit un problème: soit que le tube gonfle par endroit ou qu'il ne tienne pas bien en place.

Et bien, j'ai fait la réparation depuis quelques mois et à ce jour aucun problème.

J'ai donc procédé au démontage de mon appareil "Philips HX2220/A" sans rencontrer de problème particulier. 4 vis au dessous de l'appareil et tout se déboîte.
La lance a un vis cruciforme au dessous aussi.

Sur la sortie de pompe, une petite bague en pastique blanc sert de fixation au tuyau.
Jonction sur le Braun

Lance Philips avec le nouveau flexible
Sur la lance, par contre, le tuyau est tenu par 2 pinces qui se resserrent lorsqu'on le remonte. Et là, le nouveau tuyau manque de rigidité ou d'épaisseur pour rester en place.

Que cela ne tienne: j'ai coupé un petit bout de l'ancien tube que j'ai inséré dans le nouveau tube.
Et j'ai emboîté le tout sur l'embout de la lance: là ça tient!



Du coup, j'ai exhumé mon précédent jet dentaire "Braun Oxyjet" de mon stock de matériel "à réparer un jour" et j'ai entrepris de le réparer aussi.
Lance Braun

Philips réparé!
Là aussi, rien de particulier. 3 vis à l'arrière et 1 en dessous puis tout se déboîte.

La lance se démonte par le bas, le mécanisme est juste clipsé.
Le flexible ne se branche pas directement sur la pompe, mais sur un autre flexible annelé.

Il y a 2 bagues plastiques pour la fixation du flexible: un dans la lance et l'autre dans l'appareil.



Voila, du coup, maintenant, j'ai un jet dentaire d'avance (en "roue de secours" comme disait moi-même).

Complément Octobre 2016

En testant "en réel live", mon Jet dentaire Braun avant de le remiser complètement dans le garage, je me suis rendu compte d'un petit soucis: Si je laisse la pompe tourner trop longtemps (quelques secondes en fait) avec la lance fermée, la pression finit par déboîter le tuyau, soit dans la lance, soit en sortie de pompe.


Mon astuce du petit bout de l'ancien tube n'a pas été très efficace: le bout de tube blanc a finit par se fendre et fuir aussi. ) - :

Du coup, j'ai utilisé une autre technique pour "sertir" le tube de perfusion, décidément beaucoup (trop ?) plus souple que le tube d'origine: 2 petites bagues de gaine thermorétractable.
Pourquoi 2 ? par sûreté, mais 1 aurait certainement pu suffire.

J'en ai d'abord positionné une que j'ai chauffé pour la faire rétrécir.
Puis j'ai positionné par dessus la seconde que j'ai chauffé aussi (on voit un léger bourrelet, sur le tube transparent, due à l'étranglement).

Plutôt qu'un briquet, pour éviter d'endommager le reste du matériel en plastique, j'ai utilisé un chalumeau à air chaud (c'est comme un décapeur thermique) avec un embout tout fin, pour pouvoir viser, au mieux, seulement les gaines thermorétractables.

Le premier test de résistance, à chaud fut un échec: ça tenait pas beaucoup.
J'ai dû tout recommencer ) - :

En fait, le tube était encore trop mou, à cause de la chaleur et malgré la pression des gaines thermorétractables, il glissait pas mal.

Il faut laisser refroidir complètement l'ensemble avant de vérifier que ça tient en tirant dessus avec les doigts.

J'ai évidemment appliqué le même traitement aux 2 bouts du tuyau, donc en sortie de pompe aussi.

Le test en "réel live", en marche, avec la pression et tout et tout, est impeccable. Pas de fuites, plus de déboîtement du tuyau.



Complément Janvier 2019

En cherchant sur AliExpress des tuyaux de rechange pour jet dentaire (c'est curieux, on en trouve que sur l'Amazon allemand ??), je suis tombé sur ce type de jet dentaire qui se branche directement sur le robinet.

C'est pas cher (une dizaine d'euros), donc même si ce n'est pas d'une haute qualité, on peut se permettre d'en changer souvent.

J'en ai d'abord acheté un pour ma mère (à 88 ans, les gencives ont tellement reculé que le jet dentaire est une obligation) qui ne voulait pas d'une station de jet dentaire, qui, selon elle, prend trop de place.
Après plus d'un an d'utilisation, elle ne peut plus s'en passer (lorsqu'il se bouche avec le calcaire, c'est "panique à bord", je dois passer le nettoyer au plus vite). 

Du coup, je m'en suis commandé un aussi.
Ce qui est bien, c'est qu'on peut avoir plus de pression qu'avec un jet dentaire électrique (attention tout de même, trop de pression, ça abime les gencives).
Dans mon cas, pour certains espaces interdentaires (notamment autour des couronnes métalliques), c'est pas mal d'avoir un peu plus de pression.
Point négatif: l'absence de réservoir empêche l'ajout de bain de bouche dans l'eau du jet dentaire.



mardi 6 septembre 2016

TENS: Soulager, arrêter la douleur sans médicaments, par l'électricité

Alors soyons clair d'entrée:
. Je ne veux pas vous vendre du TENS, je n'ai strictement rien à y gagner!
. Je ne dis pas que le TENS est un produit miracle, il ne guérit rien en fait: la maladie ou le traumatisme demeure. Il ne fait que soulager (mais c'est, souvent, déjà beaucoup).
. Je ne fais pas de pub pour SportRecup, SelfMed ou COMPEX, il y en a plein d'autres marques d'électro-stimulateur qui font du TENS. Il vous suffit de lancer une recherche Google pour en trouver des caisses.
. Je ne suis pas anti-médicament, d'ailleurs, moi, j'adore les antibiotiques ! (mais seulement quand c'est nécessaire évidemment)

Je veux juste témoigner (là, de suite, ça fait plus sérieux) que le TENS ça fonctionne réellement, du moins dans le cas de ma chère et tendre.
Et donc qu'il est possible, dans certains cas, d'éviter de prendre des anti-douleurs, anti-inflammatoires et autres opiacés.
Et si, avec cet article, il y a au moins une autre personne qui trouve un soulagement par le TENS, je serais content (n'hésitez pas à commenter cet article).

Ma compagne est (malheureusement) atteinte d'une pathologie chronique (et auto-immune) qui la gratifie régulièrement de crise de douleur aiguë, appelée "crise inflammatoire". Ses douleurs sont principalement localisées aux alentours des os du bassin et comme elle le dit "j'ai mal dans les os!".

A un moment donné, le cercle vicieux "anti-inflammatoire / accoutumance" l'avait amené à devoir prendre des opiacés pour supporter la douleur.

Quelques temps auparavant, un collègue de travail, Yannick pour ne pas le nommer, m'avait raconté que son père, maçon prés de la retraite, était devenu un accro de la fonction TENS de l'électro-stimulateur COMPEX qu'il lui avait offert.
Tous les soirs, il se faisait une petite séance avant d'aller au lit pour ne pas être réveillé par ses douleurs.

L'appareil en question (haut de gamme avec 16 électrodes) a des fonctions permettant de muscler, de masser et aussi de soulager (TENS) les sportifs.
Un électro-stimulateur est un appareil gros comme un combiné téléphonique, qui fonctionne avec des piles, d'où partent des paires de fils qui se terminent par des électrodes (des patchs) qu'on se colle sur le corps. On lance un des programmes, en fonction de ce qu'on veut se faire subir.
L'appareil envoi alors des impulsions électriques dans les électrodes à une intensité et à une fréquence déterminées par le programme.

N'ayant jamais entendu parler, particulièrement, de TENS, je suis donc parti à la pêche aux informations sur le web, mais aussi auprès de professionnels médicaux, qui m'ont d'ailleurs fort déçu, au passage (si je les avais écouté, on aurait jamais essayé).
Je vous enjoins évidemment à ne pas prendre pour argent comptant ce que je dis et à aller vous même à la pêche aux infos pour vous faire votre propre opinion.

Pour expliquer simplement, le TENS est une impulsion électrique (légère, ça marche avec des piles bâtons le bouzin!) qui bloque l'influx nerveux (le message) de douleur.
La pathologie ou le traumatisme est toujours là, c'est juste qu'il ne vous fait plus mal puisque le message de douleur est intercepté.

C'est le même effet qu'un anti-douleur, mais sans les "à cotés" et les effets secondaires (somnolence, maux de ventre, allergie, etc) d'un médicament ou d'une drogue dans votre corps. De ce que j'en ai lu et, en tout cas, dans le cas de ma femme, aucun effet d'accoutumance n'a été observé.

Bref, ma petite compilation d'information m'a amené à me dire que: pour le prix (une 100aine d'euro), le gain possible était bien largement supérieur: il fallait le tenter!

J'ai jeté mon dévolu sur un électro-stimulateur principalement axé sur la fonction TENS : Le DoloPatch de SportElec.
Je n'ai pas d'action chez eux, mais comme leur machin fonctionne sans broncher depuis prés de 9 ans (et ce malgré une trempette dans du shampoing!): ça mérite d'être signalé.

L'effet a été immédiat dés le premier essai. Il n'y a même pas eu besoin de temps d'adaptation.
Elle me dit ressentir un léger fourmillement et surtout une disparition de la douleur (moi j'ai jamais essayé, j'aime bien souffrir : - )

Donc en période de crise, après avoir passé une journée de travail, bien taraudée par la douleur (vous savez, quand ça vous pétrifie le cerveau ?) le soir en rentrant, elle filoche dans la salle de bain se poser ses patchs et démarrer son appareil.
On entend juste, quelques instants, les bip bip des touches de l'appareil et généralement un "ahh" de soulagement.
La douleur est simplement "débranchée" pendant le temps d'exécution du programme (généralement une demi-heure), mais ça lui offre un temps de repos, de soulagement réparateur.

Mais vous allez me dire "Pourquoi elle ne l'utilise pas dans la journée à son travail ?"
Alors là, personnellement, j'ai abdiqué quand à comprendre le pourquoi des femmes!
Et je vous propose même pas de lui poser la question: elle vous répondrait même pas, comme je la connais.
A ma connaissance, il n'y a aucune contre-indication à utiliser un tel appareil, en pleine journée, à son travail (j'ai même un collègue qui se musclait les abdos, comme ça, au travail : - ).

Voila, c'était en 2008 qu'elle a commencé à pratiquer le TENS avec son DoloPatch et depuis, le seul anti-inflammatoire qu'elle consomme, c'est du Doliprane.

Je lui ai proposé d'en acheter un plus gros, plus sophistiqué mais elle ne veut pas:
"Celui-là fait exactement ce dont j'ai besoin, je veux pas plus. Quand il grillera, on verra"
(on dirait que j'ai une femme raisonnable non ? : - )

Donc si vous souffrez de douleur, chroniques ou non, et suivant votre pathologie, je vous enjoins fortement à vous intéresser de prés au TENS.
Il n'y a pas que des grosses douleurs bien handicapantes, comme dans le cas de ma compagne, mais aussi de petites douleurs, mais qui à la longue finissent par user le corps et l'esprit aussi.
N'hésiter pas non plus, à vous pointer dans un magasin spécialisé et à demander à faire un essai "pour être sûr" dans votre cas précis.

La seule contre-indication que je connaisse est le port d'un Pace Maker, mais là aussi, faites votre propre enquête pour voir s'il n 'y en a pas d'autres.

Moi je pense qu'il vaut mieux "bouffer des piles" que "bouffer des médocs" à hautes doses, s'il est possible de s'en passer.