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lundi 12 octobre 2015

Des buches de papier facilement, rapidement, sans matériel spécial



Faire des bûches avec du papier sans que ce soit plus long et plus contraignant que récupérer du bois ?

J'ai, moi aussi, essayé les méthodes à base de presse à briquettes, avec du papier réduit en bouillie humide, avec ou sans un trou central, compressé à l'aide d'un cric bouteille, etc...
J'ai essayé aussi l'enroulement avec un manche à balai. J'avais même bricolé un enrouleur avec 2 demi-manches.
Au final, avec la simple méthode ci-dessous, j'observe quasiment le même rendement qu'avec les autres méthodes. Alors pourquoi se faire suer pour rien ?

D'entrée, je précise que si je me suis essayé à cet exercice, ça n'est pas vraiment par nécessité (j'ai du bois à profusion, soit que je récupère, soit qu'on me donne sous forme d'arbre à abattre) mais parce que je dispose régulièrement d'un grand stock de journaux qui me sert principalement de buvard ou de serpillière dans mes divers bricolages.
Mais il arrive que le stock devienne trop important et ça m’embêtait de jeter bêtement tout ce papier journal.
Au passage, je précise que j'utilise aussi bien les pubs, glacées ou non, vu que je n'ai rien noté de spécial dans leur combustion: ni odeur, ni dépôt particulier dans le tube de mon poêle.

Bon alors, comment faire simplement, facilement et tout aussi efficacement des bûches de papier ?

Matériel nécessaire: rien!

Non, en fait, il faut au minimum:
. des vieux papiers (des journaux, des pubs, des revues, etc...)
. des élastiques ou de la ficelle
. un (plusieurs) cageots, bacs,.... pour le stockage

1er temps: je prend une poignée (une bonne douzaine) de journaux que je roule, en serrant, mais sans plus. Aucun besoin de forcer inutilement, ça ne change pas grand chose à l'arrivée, il faut juste que ce soit assez serré pour "prendre la forme".
Le plus long c'est de les déplier: pourquoi tout le monde les stocke en les pliant en 4 ? ( - ;

2ème temps: je met un élastique de chaque coté du rouleau pour qu'il ne se déroule pas.
Ou n'importe quoi qui permette de maintenir le rouleau, le temps que le papier prenne bien la forme arrondie.

3ème temps: laisser reposer (c'est mon "temps" préféré) pour que le papier prenne bien "la forme".
C'est là que je les stocke dans des cageots, c'est plus facile à trimbaler.

J'ai essayé de tremper le rouleau dans l'eau puis de le laisser sécher au soleil (à l'abri, ça prend un temps fou à sécher). Mais c'est vrai que là, le rouleau "garde mieux la forme" de bûche.

J'ai, aussi, essayé de le stocker 1 semaine à l'abri, mais sur ma terrasse (donc à l'humidité, mais pas directe)
Finalement, je le stocke directement dans mon garage (au sec mais pas trop donc), ça donne à peu prés le même résultat.
Là ça dépend du degré d'humidité de votre environnement, mais en tout cas, tremper le rouleau dans l'eau ne me semble pas apporter un "plus" significatif.

Au bout de 2 semaines, pour des rouleaux de journal, si on enlève l'élastique, la bûche reste en forme (de rouleau). Mais on peut la laisser "prendre" plus longtemps si on veut, c'est juste que j'avais pas beaucoup d'élastique sous la main ( -:

4ème temps: La combustion.


Je démarre toujours mon feu avec du vrai bois et je ne commence à utiliser les bûches de papier que lorsqu'il y a une bonne braise.
Bien évidemment, on a enlevé les élastiques avant de mettre la bûche dans le feu (j'entendais déjà crier les écologistes : - )

L'astuce consiste à poser la bûche sur la braise.
Les feuilles "sortantes" (qui ont tendance à se dérouler un peu) sont placées en dessous pour que la bûche garde la forme au mieux.

Comme vous pouvez le voir sur les photos "chronologiques", les quelques feuilles périphériques vont s'enflammer rapidement.
Mais ensuite ces flammes périphériques vont se calmer et la majeure partie du rouleau va se consumer tranquillement un peu comme une bûche de vrai bois.

Par contre, si un maniaque du pique-feu (j'en connais) passe son temps à la tarabuster, là le rendement est mauvais et ça fout de la fumée plein la maison (le poêle ouvert, tu m'étonnes!).

J'utilise, le plus souvent, comme "bûche de nuit", 2 bûches de papier journal que je dépose sur les braises avant d'aller me coucher.
Le lendemain matin, le poêle est encore bien chaud et souvent on voit encore la forme des 2 bûches dans le foyer.
En mettant la main dans le poêle, on sent encore bien la chaleur qui se dégage.
Par contre, si tente de toucher les "bûches", elles s'effondrent.

Je n'ai aucune idée des phénomènes physiques qui sont à l’œuvre, mais c'est assez étonnant et je pense que ça contribue aussi au rendement calorifique de ces bûches.

Alors pour rappel, on ne tripote pas les bûches de papier pendant qu'elles se consument! ( - :

Après 1 mois de stockage, la bûche reste compacte, posée sur la tranche, même sans les élastiques.

L'avantage c'est de pouvoir se chauffer, si on a un stock de journaux sous le coude.
L'inconvénient, ce sont les cendres de papier qui sont largement plus grossières et compactes que les cendres de bois ou de sciure et qui peuvent limiter, voir boucher l'arrivée d'air par la grille foyère du poêle.





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