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samedi 30 mars 2019

Allume-feu ultime

L'autre fois, je tombe pas hasard, sur le site de M. LePoi PinPin, sur un article appelé "pierre allume feu" qui ressemble à un vieux bout de brique avec un crochet métallique.
"Mais qu'est-ce que c'est t-y donc que c't'engin ?"

Et me voila en train de trouver, sur le web, une vidéo qui explique comme s'en servir, avec tout l'attirail qui va avec. Sur un autre site, je vois décrite "la légende de la pierre allume feu", etc...

Bon bref, c'est un morceau de pierre poreuse (le site parle de brique mal-cuite) qu'on fait tremper dans du pétrole dés-aromatisé.

Pour allumer son feu, on met cette brique imbibée de pétrole donc, sur son bois dans la cheminée et on allume la pierre, qui a l'air de bien brûler.

Alors c'est pas une histoire de prix (15€), mais il fallait que j'essaye de m'en faire une moi-même tout seul personnellement (vous connaissez mon coté joueur : - )

J'ai donc pris, pour mes essais, un vieux bout de brique poreuse (celle où y a de la mousse qui pousse bien dessus) ainsi qu'un bout de Siporex (ouais, "béton cellulaire" si vous voulez).

Je nettoie mon bout de brique à la brosse métallique. Elle reprend un aspect plus minéral.
Elle est bien poreuse et se découpe comme un morceau de Siporex


Je prend un pot de cornichon vide (au final, je remettrai le bitonio en plastique sur lequel on tire pour faire remonter les cornichons).
Je met mes bouts de pierre et je rempli le tout de pétrole à lampe.

Lorsque je plonge la pierre dans le pétrole, ça fait plein de petites bulles,
ça doit être le "remplissage" de la pierre.

Au début, je fait mes tests avec 2 "gros" morceaux, mais largement moins gros que la pierre de chez LemoiPinpin.



Le soir même, je fais un essai:
c'est super bluffant de voir un morceau de pierre brûler et aussi fort.

Avec ça, j'arrive à allumer de belles bûches, sans utiliser de petits bois.

Et ça brûle une bonne dizaine de minutes.
Sur la photo de droite, sur le coté gauche, c'est la pierre qui continue à brûler alors que le feu de bûche à largement pris


Après "usage", la pierre est bien noire, mais n'est pas pas trop endommagée (bon, aussi, je l'ai mise de coté avant qu'une bûche lui tombe sur la figure).
Si je laisse la pierre dans le feu, le lendemain, elle est intacte et toute blanche.

Et avant de la replonger dans le pot de pétrole, j’attends qu'elle soit bien refroidie.
Il n'y a pas beaucoup de risque avec le pétrole, mais c'est pas la peine d'en prendre.

Et quand je la replonge, ça refait direct plein de bubulles.

Du coup, ça me donne des idées. J'essaye avec de l'alcool à brûler: ça marche très bien aussi.
Seul inconvénient que j'ai trouvé pour le moment: généralement, moi, je prépare le feu entre midi et 2, et ma compagne n'a plus qu'à l'allumer le soir en rentrant.
Le soir, l'alcool à brûler s'est totalement évaporé: le pétrole non.

J'ai aussi pensé à un mélange alcool à brûler/Pétrole, mais ça se mélange pas vraiment: c'est une FBI (Fausse Bonne Idée), mais j'avais un stock d'alcool à brûler à écouler ( - :

J'ai voulu savoir aussi, si un pierre à la taille des allume-feu habituels fonctionnait aussi bien.
Et bien oui, avec la taille d'un dé, j'arrive à allumer mes grosses bûches.

Depuis des années, j'ai dû tester à peu prés tout ce qui existe comme allume-feu: des moins chers aux plus écolos.
Généralement, les plus écolos sont les plus chers et les moins efficaces (pour moi en tout cas).

Au final, on utilisait les premiers prix de chez Lidl, ceux qui sont packagés comme des glaçons dans un petit moule en plastique.
Visiblement Lidl a arrêté ce format et maintenant ce sont de grandes plaques, pré-fendues qu'il faut se redécouper et c'est assez galère.

Du coup, le premier prix de chez Carrouf (au format "glaçon") les a remplacés chez nous.

Mais maintenant qu'on a découvert la pierre allume-feu, la logistique est beaucoup plus légère.

Les pierres sont réutilisables (surement pas à l'infini, mais un grand nombre de fois c'est sûr).
Au lieu de stocker plusieurs cartons (pour faire la saison), un simple bocal à cornichons, un litre de pétrole dés-aromatisé (on a pas bouffé un demi-litre pour faire prés de la moitié de la saison :), et une pince de cuisine pour pas s'en mettre plein les doigts.
ça prend moins de place, c'est plus économique, moins de trajet pour le ravitaillement et c'est plus simple. Que demande le peuple ?!

vendredi 29 mars 2019

Brise-vue en bambou vite fait.

Suite à un petit incident de taille de haie entre ma compagne et l'un de nos voisins, j'ai dû, rapidement, mettre en place un brise-vue pour masquer un "léger" vis-à-vis sur un point de notre clôture.

Sur le coup, j'ai mis de vieux brise-vues "à pas cher" qui traînaient derrière le hangar, mais leur état délabré me faisait quelque peu saigner les yeux quand je regardais de ce coté.

Entre-temps, la haie ayant repoussée, le trou à masquer s'était bien réduit.



J'avais quelques morceaux de bambous géant en stock (de chez mon copain Pierrot le bienheureux).

J'ai commencé par les tailler, à peu prés, à la même longueur (pas trop aligné non plus, pour garder l'aspect Robinson : - ).

Ensuite, sur un plan de travail, j'ai trié et organisé mes morceaux en alternant gros, petits et moyens, dans un sens et dans l'autre (oui, les bambous ont un sens..vers le haut et vers le bas : - ) histoire que le résultat ne soit ni trop biscornu, ni trop "rangé".

J'avais d'abord pensé à fixer 3 traverses pour rigidifier l'ensemble, mais au final, ça n'est pas utile (mais c'est toujours possible de les rajouter).


Pour le bas, j'ai fait une mesure à 20 centimètres puis une autre à 1m50 et enfin une autre à 2m.



Sur ces mesures, j'ai percé de part en part chaque bambous en utilisant une longue mèche à bois.


J'ai même dû changer de perceuse.
Ouais, finalement, le bois de bambous sec, c'est quand même assez dur.





Ensuite, j'ai simplement enfilé du fil de fer plastifié (genre pour le grillage) au travers de ces trous alignés au mieux.


Sur le premier et le dernier bambou je fais simplement une demi boucle que je rattache sur l'arrivée du fil.



Et voila, le panneau est terminé , il ne reste qu'à la mettre à sa place.
En l'état, il reste assez souple (donc un peu pénible à déplacer) puisque je n'ai pas mis les traverses, mais une fois fixé à la clôture, il ne bouge plus.


Un détail: le bambous c'est lourd, alors il faut mieux éviter de faire un trop grand panneau. Plutôt en faire plusieurs petits qu'on met bout à bout.



mardi 26 février 2019

Démontage de notre chaudière à gaz

La semaine juste avant Noël (évidemment !), notre chaudière à gaz murale, Ferrolli Domitop F24 E (de 17 ans !!), s'est mise à faire un boucan d'enfer.

Le bruit est "rotatif", ça fait penser à un moteur métallique fortement grippé ou avec un morceau de métal en travers d'une hélice.
J’arrête et je redémarre la chaudière (réflexe d'informaticien): pas mieux.

A part ça, la chaudière fonctionne très bien, les radiateurs de la maison sont bien chaud, et elle ne se met pas en sécurité non plus.

J'enlève le premier habillage pour écouter le circulateur.

C'est le seul truc que je connais là-dedans, je sais juste qu'il lui arrive de se coincer à cause de l'âge et des boues présentes dans le circuit et je sais juste comment le relancer.

Mais là, le circulateur ne fait pas de bruit, il fonctionne correctement.

Non, le bruit vient de derrière une grosse plaque de galva que je n'ose pas toucher dans un premier temps (ouais, en fait, j'ai peur du gaz).

Je fait donc quelques recherches sur le web et je tombe sur ce forum ("https://forums.futura-sciences.com/depannage/583358-ferroli-domitop-f24e-plus-de-chauffage-sanitaire-resolu.html") qui me fait découvrir qu'il y a un extracteur derrière la grosse plaque galva.
Et là, ça devient plus clair: le bruit "rotatif" ça ne peut être que ça et comme il continue à tourner ça doit être une petite "connerie" (sinon il ne tournerait pas et la chaudière se mettrait en sécurité, me dis-je).

Ma compagne contacte le plombier qui vient, écoute le bruit, ne démonte rien sur la chaudière et dit que c'est l'extracteur qu'il faut changer. Le devis est de 300 euros.

Moi "qui suis plus malin que les autres", ça me plait pas qu'il n'ait pas ouvert la chaudière et je suis sûr que c'est surement une petite connerie (bon, c'est vrai que ça serait pas la première fois : - ).

Alors, du coup j'attaque. En fait, il suffit d'un simple tournevis cruciforme.

La grande plaque de galva, derrière la caisse d'habillage, tient avec 4 vis.

Une fois ôtée, on voit, en haut, l'extracteur.
2 vis et l'extracteur bascule vers le haut, avec sa platine de fixation.

Et à l'intérieur de l'hélice de l'extracteur, je trouve feu Monsieur le lézard trop curieux qui a dû rentrer par la cheminée.
Une fois le cadavre enlevé, je remonte le tout dans l'autre sens et la chaudière re-fonctionne parfaitement.


2 points Positifs: la chaudière re-fonctionne correctement et elle me fait beaucoup moins peur maintenant ( - :

Quelques jours plus tard, en rentrant des courses, je vais chercher une bière (ouais, mon vieux frigo à bière est dans la chaufferie au fond du garage).
Et là, en rentrant, grosse odeur de gaz.
Immédiatement, j'ouvre tout pour ventiler le garage, je coupe le gaz et la chaudière.
Une fois bien ventilé, je remet le gaz puis je rallume la chaudière: plus d'odeur.

Je déclenche la chaudière, légère odeur de gaz mais bien perceptible.


OK, j'ai donc certainement fait une connerie (quand je vous dit que ce serait pas la première : -).
Du coup, j'ai démonté et remonté ma chaudière 3 fois en 3 jours, en la passant à la soufflette, à l'aspirateur, en démontant le corps de chauffe et en la faisant fonctionner le corps de chauffe ouvert (j'avais déjà vu le plombier faire ça : - ).

Je ne trouve rien de spécial. Ou plutôt si, je finis par me rendre compte que l'extracteur refait du bruit. Largement moins fort qu'avant, mais c'est bien clair.

Là, je dis "c'est bon, ça me dépasse. Je fais revenir le plombier et s'il le faut, on change la chaudière".

Le plombier revient. Je lui explique ce que j'ai fait et ce que j'ai vu.
Il démonte la chaudière et la démarre: pas de bruit pas d'odeur.
On laisse tourner un moment, puis il éteint et rallumes plusieurs fois et à un moment: le bruit se fait bien entendre.
"C'est l'axe du l'extracteur qui a un soucis. Le lézard n'était peut-être qu'une coïncidence. Sur ces modèles et de cet age, ce n'est pas étonnant. L'extracteur ne fonctionnant pas efficacement par moment, l'extraction et la combustion ne sont pas correctes."

Il en profite pour m'expliquer quelques trucs de plombier sur le démontage, l'entretien, etc... de ces chaudières

A part ça, il me dit aussi que notre chaudière est peu usée pour son âge (comme nous avons un ballon d'eau chaude à gaz séparé, et un poêle à bois, la chaudière fonctionne finalement assez peu).
Que ces modèles sont très robustes, que les modèles récents sont bourrés d'électronique et qu'il rencontre le même genre de galères que les mécanos avec l'électronique des voitures récentes.

Le lendemain, il revient changer l'extracteur: la chaudière re-fonctionne parfaitement, silencieusement et plus aucune odeur de gaz.

Comme quoi, c'est bien d'essayer de se démerder tout seul, mais quand c'est un métier...et bien c'est un métier.

Et puis je suis content, j'ai appris plein de choses ( - :

Fixer un isolant multicouche sur la porte du garage.

Depuis pas mal d'années maintenant, le portail et le portillon de notre garage sont isolés avec un film alu multicouche (fourni par mon copain Maxou).

Originellement, je l'ai fixé avec du gros scotch alu comme conseillé par Maxou

Malheureusement, au fil de années, sur le portail, le scotch a tendance à se décoller sous l'effet du poids, lorsque le portail est ouvert.

Après 2 ou 3 re-scotchage, je me suis dit qu'il fallait que je trouve une meilleure idée.

Et il se trouve, fort heureusement, qu'à l'endroit des jointures horizontales, se trouvent justement, des renforts métalliques du portail.


Alors, portail fermé, j'ai vissé, au vis auto-foreur avec un petite rondelle, ces liens en fibre plastique qui sont généralement utilisées pour fixer le contenu des palettes, ou pour sangler les gros cartons.
Bref, encore de la récup bien utile.

Voila, dans le doute, j'ai fixé 2 de ces bandes (sur chaque renfort transversaux) et maintenant, l'isolant ne bouge plus d'une oreille quand j'ouvre le portail.

M'es avis que ça devrait tenir plus longtemps de l'adhésif du scotch.
A suivre .....









Étendoir costaud

ou un étendoir qui résiste (enfin) à une femme ( - :

Depuis que nous nous connaissons, ma compagne a utilisé plusieurs et divers systèmes d’étendage pour le linge (les fameux tankarville, on a eu un étendoir parapluie, etc...) qui ont tous finis cassés, mutilés, etc...

Sa dernière idée a consisté à installer une corde à linge entre les poteaux de notre pergola sur la terrasse.

Pratique parce que facilement accessible (sur la terrasse) et avec un espacement de 2m30 entre les poteaux, elle trouvait ça facile pour étendre les draps notamment.

Par contre, les oiseaux, parfois, perchés sur la pergola qui faisait leur besoin sur le linge l'amusait moyennement.

Je voulais lui mettre en place un étendoir tout aussi pratique (donc prés de la terrasse et avec de grandes largeurs), mais aussi très costaud (elle peut être assez "rude" avec le matériel) et qui résiste au temps (météo) et au temps (tempus).


Je suis donc parti sur des tubes galva de panneau routier (récupérés chez un bon ferrailleur): c'est du "très costaud" et ça dure longtemps.

J'ai ainsi fabriqué 2 "T" de 2m50 de hauteur pour 80cm de largeur. Pour le croisement du "T", je me suis efforcé de découper "une gueule de loup" pas trop moche, à la disqueuse.
Les bouts des branches des "T" sont fermés par une plaque métallique soudée pour éviter que tous les insectes du quartier viennent y nicher.
Les branches des "T" sont percées de trous traversants tous les 20cm.


Pour la fixation dans le sol, j'ai utilisé des "grosses chevilles" galva achetées chez Lidl lors d'un discount "non food" (comme ils appellent), pour une dizaine d'euro.


Après m'être bien épuisé à essayer de les enfoncer dans le sol (notre terrain c'est du "grave", donc plein de caillou), mon copain Thierry m'a prêté son gros perfo avec sa fameuse mèche "trépan".

Cela m'a permis de faire un pré-trou de 70 cm de long, et je n'ai plus eu qu'à visser les chevilles de fixation.

Les poteaux rentrent dans les chevilles et un boulon permet de les "fixer".

Les fils à linge sont faits de fil de fer plastifié pour le grillage, attachés, d'un coté à une branche de "T" et de l'autre à un tendeur.

La mise en place se fait gentiment, sans s'énerver, en tendant, un petit peu, l'un après l'autre, sous peine d'avoir un truc tout tordu à l'arrivée.

Les 2 "T" ont finalement étaient reliés par un grand tube galva (un ex-mat d'antenne TV) simplement boulonné dans les "T".
Parce que malgré la costaudité des poteaux et de leur fixation, la tension des fils (pourtant faible) avait réussi à les faire "venir" vers l'intérieur.

Ma femme qui n'était pas spécialement emballée par mon idée (comme dab ?  : - ) quand je lui en ai parlé, et maintenant ravie de ce nouvel étendoir.

Bien pratique aussi pour moi quand je fais des lessives "de combat" dans la machine à laver du garage (ouais sinon, ça fait toujours des conflits si j'étends mes "trucs dégueulasses", même s'ils sortent d'une machine à laver : - )