Personnellement, je préfère réparer le trou que m’embêter à sortir la roue de secours, suspendue à un câble, cachée sous la bagnole, qu'on fait descendre en déroulant ... bref, ça me gonfle.
Donc je commence à démonter ma roue pour réparer et des collègues de travail qui sortent pour aller déjeuner aussi:
"Houla, t'as crevé ? tu changes ta roue ?"
Non, je la répare
"Comment ça ? C'est pas des Tubeless ?"
Bin si, justement, c'est plus facile à réparer que des chambres à air
"Ah bon ? mais comment tu fais ça ?"
Du coup, je me suis dit qu'un article ne servirait pas qu'à ces ânes bâclés ( - ; , mais que ça pourrait aussi aider d'autres personnes.


. un cric simple (celui de la voiture est planqué dans la roue de secours sous la voiture, donc pas pratique),
. une croix (grosse clé de démontage de roue),
. un petit gonfleur électrique (Lidl, 10€ lors d'un discount),
. des gants caoutchouc jetables
. 2 kits (ouais, c'est mieux qu'un : - ) de réparation de tubeless (moins d'une dizaine d'euros).

Un kit de réparation de tubeless contient une lime rond en pointe, une grosse aiguille et des mèches collantes.
J’enlève l'enjoliveur (dit vite et en boucle c'est marrant).
Je débloque mes boulons de roue (si c'est trop serré je monte sur la clé pour forcer de tout mon poids).
Ensuite, je monte la voiture sur le cric
et enfin, je sors tout les boulons puis la roue.
Il m'est arrivé de réparer un trou dans un tubeless sans démonter la roue, mais c'est un peu plus sportif.

Chaque fois que j'ai crevé, j'ai toujours trouvé un "gros" truc évident (vis, clou, boulons même).

Évidemment, je trouve un beau vis (vis à placo cette fois).
Je sors l'objet importun (avec un tournevis, dans ce cas).

Maintenant, il faut nettoyer le trou et l'élargir un peu pour que la mèche qu'on va lui introduire après puisse passer.
Alors je plante (je devrais dire "je poignarde") dans le trou laissé par la vis, la lime de mon kit de réparation.
Je fais plusieurs aller-retour de manière à usiner proprement le trou.
Là il faut avoir un peu de poigne (contrairement à moi, préférez une poignée en "T", vous sentirez la différence).

Pour faire ça, il existe aussi un embout pour monter sur la perceuse.
Et c'est vachement moins fatiguant avec la perceuse qu'à la mimine.
Mais bon, on a pas toujours une visseuse à demeure dans la voiture non plus (moi des fois oui : - ).
Allez, c'est presque fini, il ne reste plus qu'à boucher ce joli trou.


Maintenant, je plante l’aiguille dans le trou pour aller mettre en place la mèche. Là aussi, faut bien quicher, faut pas hésiter, il faut rentrer cette "bipbipbip" de mèche! (j'apprécie la poignée en "T" : - )
Je laisse juste dépasser 1 ou 2 centimètres des 2 bouts de mèche.


D'un coup de cutter, je coupe le surplus de mèche et ça y est: le pneu est réparé.
Je remonte ma roue, je remet les boulons et je les resserre aussi fort que je peux (si le différentiel ne m'embête pas).

Pendant que le pneu se regonfle, je descend le cric et je range tout mon bazar.
Une fois le pneu regonflé, il ne reste plus qu'à bien bloquer les boulons de roue et c'est fini.
<>
Mon copain lolo :
"Et la colle ?"
- Qué colle ? j'en ai jamais mis et j'ai jamais eu de soucis!
"C'est vrai que c'est pas impératif, mais comme c'est liquide, ça sert de lubrifiant.
Comme la vaseline, sauf qu’après ça colle.
Mais avec, tu forces moins pour enfoncer la mèche"
Donc voila, c'est dit : ça fait des années que je force pour rien, la prochaine fois, je le saurais
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