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lundi 12 mars 2018

Consommation du groupe de sécurité

Lors de mes investigations webesques sur la possibilité de détartrer un groupe de sécurité, je suis tombé, notamment, sur cette vidéo, très bien faite.

L'auteur nous explique comment économiser de l'eau par rapport à l'écoulement (normal) du groupe de sécurité d'un ballon d'eau chaude.

Les volumes d'écoulement indiqués dans la vidéo sont assez impressionnants et je me suis demandé si ce n'était pas, aussi, fonction de l'état du GS.

Un GS bien entartré doit laisser s'écouler beaucoup plus d'eau qu'un neuf (ou qu'un "restauré").

Comme dans le cas de mon GS "de 17 ans" qui faisait pipi toute la journée et qui a, d'ailleurs, été détecté par notre fournisseur d'eau, via notre nouveau compteur d'eau électronique.

J'avais mesuré le volume de cette "fuite" en positionnant un saut de maçon, sur un tabouret, sous le GS sans son siphon: en 6 heures, prés de 8 litres!

Dans cette idée, je voulais connaitre le volume réel de l'écoulement de mon groupe de sécurité "flambant neuf". Et comme, en voyant mon bricolage, un copain m'a dit "pue thym, mais c'est pas con ton idée, faut que je fasse pareil", je me suis dit qu'un article sur le sujet pourrait peut-être servir à d'autres.

J'ai pris une bête boite de conserve.
Sur le haut de la boite, j'ai percé 2 trous, diamétralement opposés.
Un bout de fil de fer pour faire une anse.

Ensuite, j'ai démonté le siphon du groupe de sécurité et j'ai accroché ma boite de conserve, par la anse, sur le robinet du GS.

Il ne me restait plus qu'à mesurer tous les jours, avec un verre mesureur, la quantité d'eau recueillie dans la boite de conserve.

Dans notre cas, ça fait 3/4 de litre d'eau par jour, donc, grand maximum, 365 litres d'eau par an. Est-ce bien rentable d'installer un vase d'expansion à 40€, plus les accessoires ?

Bah, je dirais que pour l'instant, j'ai d'autres sujets plus prioritaires à traiter, mais je me garde ça sous le coude, mais c'est toujours intéressant d'avoir l'information précise.

Réparation d'un pneu tubeless

Midi, je sors du boulot pour aller manger chez moi: pneu arrière droit à plat ) - ;

Personnellement, je préfère réparer le trou que m’embêter à sortir la roue de secours, suspendue à un câble, cachée sous la bagnole, qu'on fait descendre en déroulant ... bref, ça me gonfle.

Donc je commence à démonter ma roue pour réparer et des collègues de travail qui sortent pour aller déjeuner aussi:
"Houla, t'as crevé ? tu changes ta roue ?"
Non, je la répare
"Comment ça ? C'est pas des Tubeless ?"
Bin si, justement, c'est plus facile à réparer que des chambres à air
"Ah bon ? mais comment tu fais ça ?"

Du coup, je me suis dit qu'un article ne servirait pas qu'à ces ânes bâclés ( - ; , mais que ça pourrait aussi aider d'autres personnes.

J'ai toujours dans la voiture (dans une grande sacoche de LaPoste récupérée dans une benne de Thierry), entres autres:
. un cric simple (celui de la voiture est planqué dans la roue de secours sous la voiture, donc pas pratique),
. une croix (grosse clé de démontage de roue),
. un petit gonfleur électrique (Lidl, 10€ lors d'un discount),
. des gants caoutchouc jetables
. 2 kits (ouais, c'est mieux qu'un : - ) de réparation de tubeless (moins d'une dizaine d'euros).

Un kit de réparation de tubeless contient une lime rond en pointe, une grosse aiguille et des mèches collantes.

J’enlève l'enjoliveur (dit vite et en boucle c'est marrant).
Je débloque mes boulons de roue (si c'est trop serré je monte sur la clé pour forcer de tout mon poids).
Ensuite, je monte la voiture sur le cric
et enfin, je sors tout les boulons puis la roue.

Il m'est arrivé de réparer un trou dans un tubeless sans démonter la roue, mais c'est un peu plus sportif.

Maintenant que la roue est démontée, je l'inspecte pour trouver la cause de la fuite.

Chaque fois que j'ai crevé, j'ai toujours trouvé un "gros" truc évident (vis, clou, boulons même).

Les petits bouts de fil de fer de 2 ou 3 mm qu'on trouve sur un pneu, sont rarement la cause de la crevaison: il ne pénètrent pas assez le pneu pour générer une fuite.


Évidemment, je trouve un beau vis (vis à placo cette fois).
Je sors l'objet importun (avec un tournevis, dans ce cas).





Maintenant, il faut nettoyer le trou et l'élargir un peu pour que la mèche qu'on va lui introduire après puisse passer.

Alors je plante (je devrais dire "je poignarde") dans le trou laissé par la vis, la lime de mon kit de réparation.
Je fais plusieurs aller-retour de manière à usiner proprement le trou.

Là il faut avoir un peu de poigne (contrairement à moi, préférez une poignée en "T", vous sentirez la différence).


Pour faire ça, il existe aussi un embout pour monter sur la perceuse.
Et c'est vachement moins fatiguant avec la perceuse qu'à la mimine.
Mais bon, on a pas toujours une visseuse à demeure dans la voiture non plus (moi des fois oui : - ).

Allez, c'est presque fini, il ne reste plus qu'à boucher ce joli trou.

Je prend la grosse aiguille sur laquelle j'enfile une des mèches collantes (ça aussi c'est rock’n’roll ! c'est mou, ça colle, c'est top) et je la centre le mieux que je peux.

Maintenant, je plante l’aiguille dans le trou pour aller mettre en place la mèche. Là aussi, faut bien quicher, faut pas hésiter, il faut rentrer cette "bipbipbip" de mèche! (j'apprécie la poignée en "T" : - )


Je laisse juste dépasser 1 ou  2 centimètres des 2 bouts de mèche.



Histoire de bien tortiller la mèche à l'intérieur du pneu, je fais tourner l'aiguille 4 ou 5 fois sur elle même, et je la retire.


D'un coup de cutter, je coupe le surplus de mèche et ça y est: le pneu est réparé.



Je remonte ma roue, je remet les boulons et je les resserre aussi fort que je peux (si le différentiel ne m'embête pas).

Je branche mon petit gonfleur, moteur allumé (pour ne pas vider ma batterie) et j'allume le gonfleur.

Pendant que le pneu se regonfle, je descend le cric et je range tout mon bazar.
Une fois le pneu regonflé, il ne reste plus qu'à bien bloquer les boulons de roue et c'est fini.

<>

Mon copain lolo :
"Et la colle ?"
- Qué colle ? j'en ai jamais mis et j'ai jamais eu de soucis!
"C'est vrai que c'est pas impératif, mais comme c'est liquide, ça sert de lubrifiant.
Comme la vaseline, sauf qu’après ça colle.
Mais avec, tu forces moins pour enfoncer la mèche"

Donc voila, c'est dit : ça fait des années que je force pour rien, la prochaine fois, je le saurais

samedi 24 février 2018

Groupe de sécurité qui fuit

Récemment, une lettre de notre fournisseur d'eau (Suez pour ne pas le nommer), nous informe que grâce à notre nouveau compteur d'eau électronique, ils ont détecté la possibilité d'une fuite d'eau chez nous. Alors j'ouvre la niche du compteur d'eau: whaouh, il est beau le nouveau compteur!
Je regarde la petit molette (une toute petite roue, sur le compteur, juste en dessous des chiffres).
Et effectivement, alors que personne ne tire d'eau à la maison, la petite roue tourne; très très doucement, mais elle tourne effectivement.

Et là, je me souviens avoir entendu des gargouillis d'eau dans le garage pendant que je bricolais: le groupe de sécurité de notre ballon d'eau chaude à gaz.
Bon, en même temps, il a l'âge de l'installation, c'est à dire 17 ans.

Comme je n'ai jamais touché à ça et qu'il y a le terme "sécurité", je commence par me renseigner avant de faire une grosse bêtise ("Hélas messire, c'est un art où il est passé maitre").

. Remplacement par un pro: 120€ (j'ai vérifié, c'est le tarif normal: pièce, main d'oeuvre, déplacement).
. La pièce vaut entre 10€ et 30€ chez "Le Roi Pinpin" ou "Castro Lala"
. Mes copains Paxal (famille de plombier) et Thierry (qui en change souvent) me disent: "toi, t'en a pour 5 minutes à changer ça!"
. Je vois aussi sur le web des gens qui ne le changent pas, mais qui le détartrent tout simplement
(j'ai même vu un gars faire ça, avec de l'acide chlorhydrique: ça me semble un peu extrême).

. La pièce me dit quelque chose, alors je fouille dans mon bardas et j'en sors 3, toutes bien entartrées.
C'est du "bas de gamme" mais ça ira, c'est pour une expérience.
Je met le tout à tremper dans du vinaigre blanc pour voir ce que ça leur fait, et, peut-être, en démonter un pour voir comment c'est fait à l'intérieur.
La vanne de sécurité (c'est le gros bouton rond) a une position "bloquée et ouverte" pour permettre la purge du ballon sans avoir à maintenir la vanne.
C'est sur cette position que je met les groupes à tremper, pour que la valve de sécurité soit ouverte et donc mieux détartrée.

Au bout d'une demi-journée, mes 3 groupes de récupération sont comme neufs et tout à fait opérationnels.
Je laisse traîner 2 jours de plus, ça peut pas faire de mal (*)
Après ça, je les plonge dans l'eau claire pour les rincer.

Ce n'est pas pour le prix de la pièce, mais pour le principe: je veux savoir si un simple détartrage suffit ou s'il faut vraiment changer cette pièce systématiquement (ou si c'est une légende commerciale).

Finalement, je me lance dans l'aventure:
. d'abord je coupe l'eau (c'est un minimum)
. ensuite je purge le ballon.
Enfin, dans mon cas, je purge juste le tuyau d'arrivée d'eau.
En effet, sur mon ballon à gaz, le groupe de sécurité est au dessus.
Sur les cumulus électriques, il est dessous: et là du coup, il faut vider la totalité du ballon ) - ;
. j'enlève d'abord le siphon du GS. Pour ce faire, je démonte les colliers qui fixent le PVC au mur, histoire d'avoir un peu plus de jeu. Je dévisse le gros écrou PVC et ensuite je dévisse le siphon par le bas.
. 2 Clés à molette (une qui tient la pièce fixe et l'autre qui déboulonne) pour dévisser les 2 gros écrous métal qui tiennent le groupe de sécurité sur l'entrée et sur la sortie
. et là, je monte à la place directement un de mes groupes de sécurité de récupération.
Je remet l'eau.
Nickel: plus de petites gouttes et quand je tourne le bouton de sécurité,   "psschitt". C'est tout bon ça refonctionne correctement.

Tant que j'ai les mains dans le cambouis, je passe en revue mes 3 groupes de récupération, en les montant chacun leur tour (ouais, chuis un fou moi : - ).
1 des 3 suinte de petites gouttes. Pour celui-là, le caoutchouc de la valve doit être détérioré, le détartrage n'est pas suffisant pour le rendre opérationnel.
Mais bon, 2 sur 3 de bon, c'est déjà pas mal.

Comme tout bon perfectionniste "à particule" ("de merde" donc), je décide de nettoyer et de remonter mon groupe de sécurité d'origine, celui qui a 17 ans (en plus, c'est du modèle "pro" alors!): il en avait bien besoin!

Je le met donc à tremper dans le vinaigre blanc une demi-journée. Je regarde l'état du bouzin: il reste encore un peu de saleté alors je décide de le laisser une journée de plus.

(*) Mais là, au bout de 2 jours de trempette dans le vinaigre blanc, le bain a viré au gris!

Comme ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, je comprend tout de suite ce qui se passe: il a du zamak (un alliage d'aluminium qui se dissout dans le vinaigre blanc si on le laisse trop longtemps).
Et c'est justement le mécanisme de la valve de sécurité qui est en zamak.
Résultat: mon groupe de sécurité de 17 ans est mort définitivement cette fois-ci.

En tout cas, c'est un bon moyen, en utilisant du zamak, pour éviter qu'on recycle trop facilement ces groupes de sécurité en les faisant simplement tremper dans du vinaigre blanc ) - :


En conclusion:
. changer un groupe de sécurité c'est effectivement facile.
. c'est possible de détartrer simplement un groupe de sécurité pour éviter de le remplacer :
- s'il la valve n'est pas trop abîmée (en le détartrant régulièrement ?)
- s'il n'y as pas d'élément en zamak dedans (les moins cher que j'ai vu en GSB sont entièrement en laiton, ou laiton+inox alors, autant prendre les moins cher que les modèles "pro").
Pour en être sûr, il suffit d'un bain de vinaigre blanc de 2 jours.
. je garde un groupe de sécurité de récupération nettoyé, accroché à la tuyauterie dans ma chaufferie pour la prochaine fois.


Un commentaire me fait penser que je n'ai rien dit à propos de la fillasse pour l'étanchéité des filetages.
Il parait que le classique téflon n'est pas fait pour ces conduites chaudes et qu'il est de bon ton d'utiliser de la filasse de plombier.
Seulement voilà: moi j'ai jamais été foutu d'utiliser correctement de la filasse ) - ;

Heureusement mon copain Thierry m'a conseillé et passé ce tube de produit d'étanchéité liquide (en fait c'est plutôt crémeux que liquide).
Un petit cordon sur les 2 filetages, on visse, pas la peine de forcer.
On attend 20 minutes et hop l'étanchéité est faite.
Le produit n'est pas donné (dans les 30€ le tube) mais vu le temps et la facilité que ça fait gagner, pour moi en tout cas, ça les vaut bien.

mercredi 14 février 2018

Flux RSS de ce blog

Plusieurs personnes de mon entourage m'ont déjà fait une réflexion du genre: "mais on peut pas s’inscrire sur ton blog pour recevoir une notification quand tu publies un nouvel article ? C'est plus sympa que de le consulter tous les jours."

Ce à quoi je répond "bin non, j'ai débranché tout ce qui est inscription, référencement, etc... j'ai pas envie de faire suer les gens avec ça moi"

Et puis, un jour, un collègue de travail me parle de mon dernier article.
"Bin, tu suis mon blog toi ?"
- Pas spécialement, mais comme je m'étais attaché au flux RSS, j'ai reçu l'article alors je l'ai lu
. Hein ? mais quel flux RSS ? j'ai jamais mis ça sur mon blog moi!
- Euh .. (il réfléchit, ça prend toujours un peu plus de temps chez lui : - ) et bin en fait, je crois que j'avais regardé dans le source de la page et que c'est là que j'ai trouvé le lien RSS"

Donc apparemment, Blog-spot fait ça par défaut, et je l'ignorais.

Bon alors, j'ai vérifié et effectivement ça fonctionne.

Donc, dans Google Chrome, quand je regarde mon blog, je fais Ctrl + "U" pour accéder au source de la page. Là, Ctrl + "F" pour passer en mode recherche et là je recherche "RSS".
Hop, je tombe sur une ligne où je trouve un "HRef".
Il suffit de copier le chemin indiqué entre guillemet.
Donc "http://grinchou-site.blogspot.com/feeds/posts/default?alt=rss" dans son lecteur de flux RSS préféré.

Moi, je n'utilise, habituellement, aucun lecteur de flux RSS en particulier, alors j'ai testé avec l'excellent exemple livré en standard avec WinDev: "Wd Lecteur RSS".
En plus, il y a 2 modes d'affichage des articles


Le flux RSS généré par Blog-spot contient visiblement, seulement, les 25 derniers articles.
Et à la publication d'un nouvel article, le lecteur l'affiche automatiquement.

Donc, si vous utilisez habituellement un lecteur RSS, vous pouvez faire comme ça pour recevoir directement mes articles?
Si vous en avez rien à péter du flux RSS, vous ne changez rien.

mardi 13 février 2018

Ressusciter du caoutchouc collant

Certains équipements sont dotés de boitiers et/ou de surfaces en caoutchouc pour faciliter leur manipulation et leur préhension.

Avec le temps, et d'autres facteurs, comme la température, les UV, etc.., ces caoutchoucs ont tendance à se dégrader, devenir collants, se craqueler, voire se déchirer comme une peau de chagrin.

Comment revitaliser, rénover le caoutchouc lorsqu'il commence à devenir collant ?
(Après cette phase, lorsqu'il est tout craquelé, déchiré, etc.., c'est cuit. Que je sache, le caoutchouc ne se refond pas: il brule : - )

J'ai notamment eu le cas sur le vieux caméscope "Sony Handycam" hérité de mon père, qui est resté des années, remisé au fond d'un carton. Lorsque j'ai voulu l’exhumé, toute la surface en caoutchouc était devenue collante comme du chewing-gum, en plus d'être bien tachante comme si elle était couverte de suie.
Bref, le caoutchouc était dans un état pitoyable.

A l'époque, après de rapides recherches sur le web, j'avais compris que la dégradation du caoutchouc suit un peu le même mécanisme que le rancissement du jambon, du beurre, du cuir, ou le vieillissement de nos cellules, par oxydation (saloperie d'oxygène!).

Sur plusieurs forums, j'avais vu, sur plusieurs forums, une solution à base de saupoudrage de talc sur le caoutchouc endommagé.
J'ai donc copieusement enduit de talc tous le caoutchouc du caméscope (en faisant bien gaffe à ne pas trop farcir la mécanique, l'optique et l'électronique du bouzin évidemment : - ).
Le résultat n'avait pas été très convainquant.

Il y avait un léger mieux : ça ne tachait plus en noir (un peu en blanc, genre "je me suis fait un rail de poudre en vitesse), mais sans plus.
Par contre, en manipulant le caméscope (pour l'utiliser réellement quoi!), cela recommençait à coller assez rapidement.

Du coup, j'avais essayer de faire un deuxième talcage, mais sans obtenir plus de résultat.
J'ai l'impression que le talc forme une fine pellicule à la surface du caoutchouc, mais elle ne résiste pas longtemps à la manipulation.

Par la suite, j'avais trouvé, sur le web, d'autres solutions à base de produits destinés à nettoyer les tambours d'imprimantes et autres solvants. Mais j'avoue avoir un peu laissé tomber l'affaire.


Dernièrement, j'ai récupéré un kit main-libre Bluetooth pour la voiture (merci manu) présentant lui aussi ce problème de caoutchouc visqueux et poisseux.
Je m’apprêtais à retenter le coup du talcage, lorsque j'ai percuté que la souris de mon PC, que j'utilise depuis des années, a, elle aussi, des parties en caoutchouc (ouais, j'aime bien mon confort de la main : - ), mais que celles-ci n'étaient absolument pas dégradées.

Par contre, elles étaient franchement grasses, rapport au fait que je me graisse souvent les mains, puisque j'ai la fâcheuse habitude de me les abimer en bricolant (voir mon article "Soigner, réparer ses mains abîmées par le froid" pour ceux qui n'ont pas suivi : - ).


Par association d'idée, je me suis demandé s'il  ne suffisait pas de graisser le caoutchouc (comme on le fait pour la peau, ou le cuir, justement), pour bloquer, voire inverser, le processus de dégradation.


Ni 1, ni 2, j'ai choppé le kit main-libre, un pot de crème pour la peau et hop, une noisette de crème, j'ai bien frictionné les caoutchoucs.

Bon la pénétration de la crème sur la caoutchouc n'est pas vraiment la même que sur la peau.

J'ai laissé reposer, avec le surplus de crème pendant 2 jours.
Ensuite j'ai enlevé le surplus de crème avec un mouchoir en papier (c'est mieux que le sopalin dans ce cas) et j'ai laissé sécher pendant une bonne semaine.

A l'arrivé, les caoutchoucs ne péguent plus (c'est comme ça qu'on dit "coller" chez moi). Je peux manipuler les caoutchoucs, il n'y a plus d'effet indésirable.
Alors, les caoutchouc n'ont (évidemment) pas retrouvé leur brillant d'origine, mais ils semblent bien stabilisés.

Du coup, j'ai, à nouveau, exhumé le vieux caméscope de mon père.
Il gardait encore bien la trace des talcages précédents.

Je l'ai bien nettoyé avec une lingette imbibé: sous l'effet de la lingette, le caoutchouc semble moins collant, mais ça ne dure pas.

Ensuite, crème pour les mains et hop, enduisage.

Là, la crème semble pénétrer bien plus vite.
Peut-être est-ce rapport à l'état de délabrement, ou à l'âge des caoutchoucs ?

Toujours est-il que j'ai laissé mijoté 12 heures.
Comme la crème avait quasiment entièrement pénétré, j'ai remis une couche et j'ai laissé reposer une semaine.
Un petit essuyage a suffit et le résultat est très satisfaisant: L'appareil est à nouveau manipulable sans s'empéguer les mains.


J'ai retrouvé, chez moi, cette petite enceinte acoustique en forme d’œuf, recouverte ..... de caoutchouc.
Elle aussi était toute pégueuse, alors hop, traitement à la crème pour les mains.
Elle aussi est redevenue tout à fait utilisable.






Toujours à propos de caoutchouc: